du neuf

Publications récentes ou en cours

 

 À paraître courant 2019, à l'occasion du 500ème anniversaire de la mort de notre célèbre agronome ardéchois Olivier de Serres, un article que j'ai écrit pour la Revue de Villeneuve-de-Berg, sur Olivier de Serres et le châtaignier.

  

À paraître courant mars 2019 : Pierre des Boutières, mon ami un ouvrage de photos de Claude Fougeirol dont j'ai écrit l'introduction et les légendes.

Pierre Pizot

 

 

 

Traces d'histoire dans les gorges de la Daronne

 

Daronne

La collecte de mémoire, effectuée sur la vallée de la Daronne en 2014, a été publiée en mai 2018 dans la collection "Regards sur l'Ardèche verte".

 

Cette vallée sauvage abrite l'ancien monastère de Saint-Sorny et sa chapelle. Elle a vu la formation du premier maquis de l'Ardèche à La Cula. La dizaine d'entretiens réalisés s'articule autour de ces thèmes ainsi que de l'agriculture traditionnelle. L'un des témoins, paysan de cette vallée, nous offre un parallèle saisissant entre le monde paysan, mais aussi la résistance d'ici et ceux des montagnes d'Algérie où il avait été envoyé pour combattre les rebelles.

 

Soldat de la Grande Guerre, qui es-tu ?

soldats

 

Mon grand-père maternel, Léon Praly, avait « fait » toute la guerre de 14-18 (Verdun, Chemin des Dames, puis Italie...) sans une blessure. Au début de la guerre, à cheval, et en pantalons rouges, il faisait partie d'un groupe de sept éclaireurs dont il fut le seul rescapé. Il ne m'a jamais raconté « sa » guerre. Je l'ai interrogé et enregistré sur de nombreux sujets de la vie traditionnelle, et je ne sais rien, ou je sais si peu, sur l'expérience la plus terrible de son existence.

Louis Valette, le premier mari de ma grand-mère maternelle, Louise Puaux, est mort le 30 juin 1916, jour de l'anniversaire de celle-ci, près du fort de Douaumont. Peu après, elle perdait leur fils, âgé de trois ans, mort de la grippe espagnole. J'ai assez connu ma grand-mère pour savoir qu'un lien fort nous unissait. Mais elle est morte prématurément et n'a pu me parler de ce mariage d'amour, ni d'ailleurs de cette alliance de raison qu'elle devait contracter en épousant Léon, pour l'aider à élever ses trois enfants après la mort de sa femme en 1920.


Ce sont ces existences tragiques et imbriquées, à l'origine de la mienne, qui m'ont poussée à entreprendre cette quête des soldats disparus des communes de Saint-Maurice-en-Chalencon et Saint-Michel-de-Chabrillanoux.


Un petit groupe s'est constitué. Et avec Claire Carasse, Pierre Duhameau, Gilbert Pizette, et Mireille Pizette, nous avons effectué ensemble, pendant quatre ans, un lent cheminement à partir des archives familiales, communales, départementales et de nombreux sites internet.


Le résultat est ce petit livre de 102 pages, intitulé Soldat de la Grande Guerre, qui es-tu ? paru en novembre 2018, juste à temps pour les commémorations du centenaire de la fin de la guerre. Il est principalement constitué de fiches classées chronologiquement selon les dates de décès où nous donnons, pour chaque soldat, les indications biographiques dont nous disposions et les trop rares documents personnels permettant de retracer leur parcours.


Des textes complémentaires dressent la toile de fond de ces vies. Il y est question de la situation économique et sociale des deux communes, de l'attente des familles, de leur organisation en l'absence des hommes, des métiers de ceux-ci, mais aussi de l'annonce de leur mort et des compensations auxquelles les proches pouvaient prétendre.


La correspondance, lien essentiel entre les soldats et « l'arrière », nous apporte des informations très concrètes sur la vie quotidienne, la guerre vécue dans la chair des hommes, et le rôle déterminant des femmes pour combler au travail le vide créé par leur départ. Elle ponctue l'interminable attente et note l'évolution de l'état d'esprit et du moral au cours des mois puis des années de séparation.

 

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